jeudi 26 février 2009

Verlaine

L'ANGOISSE

Nature, rien de toi ne m'émeut, ni les champs
Nourriciers, ni l'écho vermeil des pastorales
Siciliennes, ni les pompes aurorales,
Ni la solennité dolente des couchants.

Je ris de l'Art, je ris de l'Homme aussi, des chants,
Des vers, des temples grecs et des tours en spirales
Qu'étirent dans le ciel vide les cathédrales,
Et je vois du même œil les bons et les méchants.

Je ne crois pas en Dieu, j'abjure et je renie
Toute pensée, et quant à la vieille ironie,
L'Amour, je voudrais bien qu'on ne m'en parlât plus.

Lasse de vivre, ayant peur de mourir, pareille
Au brick perdu jouet du flux et du reflux,
Mon âme pour d'affreux naufrages appareille.
 

(Poëmes saturniens)

Suspendre le temps

De façon générale, je n'arrive pas à me consacrer à un travail demandant de l'attention car je sens trop le temps qui passe. Je voudrais suspendre le temps. Il se peut que, en n'ayant que des activités de "meubler le temps", telles que trafiquer l'ordinateur, accumuler de la musique à écouter "plus tard", j'aie l'impression de figer l'écoulement du temps. C'est absurde, évidemment.

Le pari : ce qu'a écrit Pascal

Oui ; mais il faut parier ; cela n'est pas volontaire ; vous êtes embarqué ; et ne parier point que Dieu est, c'est parier qu'il n'est pas. Lequel prendrez vous donc ? Pesons le gain et la perte en prenant le parti de croire que Dieu est. Si vous gagnez, vous gagnez tout ; si vous perdez, vous ne perdez rien. Pariez donc qu'il est sans hésiter. Oui il faut gager. Mais je gage peut-être trop.

Et Pascal est passionnant. Son langage est merveilleusement simple, léger, affûté. J'avais adoré les Provinciales et son humour.
Pascal est merveilleusement moderne.
Je vais lire bien les Pensées. Il y a beaucoup de grain à moudre là-dedans.

Quiconque n'ayant plus que huit jours à vivre ne jugerait pas que le parti de croire que tout cela n'est pas un coup de hasard, aurait entièrement perdu l'esprit. Or si les passions ne nous tenaient point, huit jours et cent ans sont une même chose.

En voyant l'aveuglement et la misère de l'homme, et ces [61] contrariétés étonnantes qui se découvrent dans sa nature, et regardant tout l'univers muet, et l'homme sans lumière, abandonné à lui-même, et comme égaré dans ce recoin de l'univers, sans savoir qui l'y a mis, ce qu'il y est venu faire, ce qu'il deviendra en mourant ; j'entre en effroi comme un homme qu'on aurait porté endormi dans une île déserte et effroyable, et qui s'éveillerait sans connaître où il est, et sans avoir aucun moyen d'en sortir. Et sur cela j'admire comment on n'entre pas en désespoir d'un si misérable état. Je vois d'autres personnes auprès de moi de semblable nature. Je leur demande s'ils sont mieux instruits que moi, et ils me disent que non. Et sur cela ces misérables égarés ayant regardé autour d'eux, et ayant vu quelques objets plaisants s'y sont donnés, et s'y sont attachés. Pour moi je n'ai pu m'y arrêter, ni me reposer dans la société de ces personnes semblables à moi, misérables comme moi, impuissantes comme moi. Je vois qu'ils ne m'aideraient pas à mourir : je [62] mourrai seul : il faut donc faire comme si j'étais seul : or si j'étais seul, je ne bâtirais pas des maisons, je ne m'embarrasserais point dans des occupations tumultuaires, je ne chercherais l'estime de personne, mais je tâcherais seulement de découvrir la vérité.

Ainsi considérant combien il y a d'apparences qu'il y a autre chose que ce que je vois, j'ai recherché si ce Dieu dont tout le monde parle n'aurait point laissé quelques marques de lui. Je regarde de toutes parts, et ne vois partout qu'obscurité. La nature ne m'offre rien qui ne soit matière de doute et d'inquiétude. Si je n'y voyais rien qui marquât une divinité, je me déterminerais à n'en rien croire. Si je voyais partout les marques d'un Créateur, je reposerais en paix dans la foi. Mais voyant trop pour nier, et trop peu pour m'assurer, je suis dans un état à plaindre, et où j'ai souhaité cent fois que si un Dieu soutient la nature, elle le marquât sans équivoque, et que si les marques qu'elle en donne son trompeuses elle [63] les supprimât tout à fait ; qu'elle dît tout, ou rien ; afin que je visse quel parti je dois suivre. Au lieu qu'un l'état où je suis, ignorant ce que je suis, et ce que je dois faire, je ne connais ni ma condition, ni mon devoir. Mon coeur tend tout entier à connaître où est le vrai bien pour le suivre. Rien ne me serait trop cher pour cela.

On trouve le texte à
http://abu.cnam.fr/cgi-bin/donner_html?penseesXX1

mercredi 25 février 2009

"Seul dans le noir". Interview de Paul AUSTER (23mn.)

Voir ce que c'est :

Qu'est-ce que l'anxiété généralisée ?

Une note sur l'anxiété.
Il n'y a pas tellement de témoignage de malades, sur le net. On trouve surtout des fragments de scholastique psychanalytique, des fiches théoriques. Rien de bien vivant, au moins dans les premières pages de Google.
J'aimerais bien échanger avec des gens anxieux.

blog d'un médecin amateur de culture et de jazz

Je l'ai trouvé en explorant Google sur "angoisse, névros".

Dictionnaire de mots croisés en ligne

http://www.mots-croises.ch/dictionnaire.htm
Il marche bien et il est suisse !

Faire l’amour pour éviter la panne

Lutter contre les problèmes d'érection

Selon une étude finlandaise, c’est en faisant plus souvent l’amour que les hommes risquent le moins de connaître des problèmes de l’érection.

Voilà un article à montrer absolument à votre femme ! The American Journal of Medecine a récemment publié une étude finlandaise révélant qu’avoir des relations sexuelles le plus souvent possible serait le meilleur moyen de ne pas souffrir de pannes sexuelles. C’est le Dr Juha Koskimaki, de l’Université de Tampere, qui s’est chargé de démontrer ce lien direct entre fréquence des rapports sexuels et vitalité sexuelle. Près de 1 000 hommes finlandais âgés de 55 à 75 ans ont été interrogés sur leurs comportements sexuels. Les hommes qui déclaraient avoir moins d'une relation sexuelle par semaine avaient plus de deux fois plus de risques de développer des troubles de l'érection que ceux qui faisaient l'amour au moins une fois par semaine. Concrètement, ce risque de dysfonction érectile passe de 79 cas pour 1 000 à 32 cas pour 1 000 si vous faites l'amour au minimum une fois par semaine.
Favoriser l'afflux sanguin
Quant à ceux qui ont des relations sexuelles trois à quatre fois par semaine, ils ne sont plus que 16 pour 1 000 à souffrir de problèmes d'érection. Mais pourquoi un tel écart ? La réponse est tout simplement physiologique. En effet, d'après les auteurs de l'étude, le fait de faire souvent l'amour favorise l'afflux de sang dans le pénis et
« entretient » les fonctions érectiles d'un homme. En revanche, l'étude ne portant que sur les relations sexuelles, les conséquences de la masturbation sur les performances sexuelles n'ont pas été évaluées.

Ca vient du site : http://www.masculin.com/love-sex/747-faire-amour-pour-eviter-panne/